André Kagwa Rwisereka, Vice-président du parti démocratique vert du Rwanda, qui était porté disparu depuis la nuit du 12 au 13 juillet 2010 a été retrouvé mort ce mercredi le 14 juillet 2010, a annoncé la police et son parti dans un communiqué signé par son président Frank Habineza.
"Sa tête avait été presque complètement séparée du corps. Il a été retrouvé mort dans le marais à 50 mètre du pont de la rivière Mukura (à environ 3 kilomètres de la ville de Butare), dans le Village de Cyiri, Cellule Bukomeye, secteur Mukura, district de Huye, Province du Sud où sa voiture avait été précipitée", précise les sources concordantes.
Le porte-parole de la police, Eric Kayiranga a confirmé que la police a été appelée par des personnes qui lui ont dit qu’elles avaient vu le corps et que la police s’est rendu sur place et les enquêteurs ont établi qu’il s’agissait bien d’André Kagwa Rwisereka confirmant qu’il a été poignardé et qu’un couteau avait été retrouvé à proximité de la dépouille. La police a indiqué qu’aucun suspect n’a été arrêté et que l’enquête se poursuivait afin de savoir "qui se cache derrière cet assassinat".
Selon la Ligue rwandaise pour la promotion et la défense des droits de l’homme(LIPRODHOR),une organisation membre de la LDGL qui a fait une investigation, la nuit de la disparition, la victime avait passé un bon moment avec Ntivuguruzwa Thomas qui avait loué une chambre dans le cabaret du défunt avant de se séparer après les heures tardives.
Rappelons qu’avant d’être Vice-présidente du parti d’opposition « Democratic Green Party, André Rwisereka avait été membre du Front Patriotique Rwandais dont il fut un des représentant en RDC avant son retour au Rwanda. Il exerçait ses activités commerciales et propriétaire du cabaret « Sombrero » situé sur l’avenue de l’Université Nationale du Rwanda.
Le Parti démocratique vert du Rwanda a été lancé en août 2009, par certains membres dissidents du Front patriotique rwandais (FPR). Il n’est pas officiellement enregistré et accuse le régime d’avoir refusé de l’agréer dans le seul but de l’empêcher de participer à la présidentielle du 9 août prochain.