Bujumbura. Selon le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), M. Pierre-Claver Ndayicariye, de manière générale, l’activité de recensement des électeurs se déroule très bien à travers toutes les provinces et les communes du pays. C’était au cours d’une conférence de presse tenue le 25 janvier 2010. Et d’illustrer cela en citant des exemples. En deux jours seulement, il y a 27.602 électeurs en province Kayanza (nord), 20.000 à Bururi (sud-ouest), 22.000 à Makamba (sud) et 16.000 en mairie de Bujumbura (inscrits en une journée). C’était 4 jours après le lancement officiel de l’opération mais les deux premiers jours ont été sans opération d’inscription.
Il a fait remarquer qu’il existe quelques lacunes constatées pendant l’enrôlement, notamment la confusion par certains de l’enrôlement avec le recensement général de la population, l’existence de personnes qui ont mis de nouvelles photos sur leurs cartes nationales d’identité et qui ne portent pas de tampon (anomalie observée surtout en province Karusi). M. Ndayicariye a indiqué que ces cartes d’identité ne sont pas valables. Et de rappeler encore une fois que la procuration n’est pas autorisée pour enrôler quelqu’un, que les mandataires des partis politiques ne peuvent pas porter des insignes des parti aux centres et bureaux d’inscription, aux Commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI) et aux Commissions électorales communales indépendantes(CECI) de travailler en collaboration avec les responsables administratifs, à tous les niveaux pour mobiliser la population afin qu’elle réponde nombreuse à l’opération d’enrôlement électoral.
Le constat fait par des observateurs interrogés à Bujumbura par la ligue est qu’il y a encore peu d’engouement de gens à se faire inscrire. Ils expliquent en partie cela par l’habitude de gens à venir en masse les derniers jours. Il y aurait également peu d’actions de sensibilisation de la population à aller se faire inscrire.
Au moment où l’inscription est encore au niveau du démarrage, l’on parle en province de Kirundo des actes d’insécurité liée à la confrontation des jeunes des partis Cndd-Fdd et Fnl. Un climat d’insécurité s’est établi en commune Busoni, à Kabanga où ont eu lieu ces affrontements. L’immobilisme de l’administration et de la police est pointé du doigt par le parti Fnl qui accuse également le député Nzigamasabo (élu du Cndd-Fdd), alias Gihahe d’être l’instigateur de ces affrontements. Le porte-parole de la police, M. Chanel Ntarabaganyi a banalisé ces actes d’insécurité en faisant simplement croire qu’il s’agit d’une compétition à l’instar des autres jeux de combat et qu’il faut simplement un arbitre du ministère en charge du sport. Ce qui a scandalisé les acteurs politiques dont les partisans sont victimes. Les partis UPD, Uprona et ADR ont fortement dénoncé cela. La sortie médiatique du porte-parole de la police n’était pas de nature à rassurer.
D/Egide Niyongabo/Burundi