I. Contexte politique, social et sécuritaire de la sous-région des Grands-Lacs
I. Contexte politique, social et sécuritaire de la sous-région des Grands-Lacs.
Le contexte sous-régional, sans connaître de profonds changements, accuse toutefois quelques avancées positives dont les plus marquants suivent :
L’effervescence politique au Burundi à l’approche des échéances électorales avec la relance de l’enrôlement des électeurs.
La publication du calendrier électoral avec l’élection des conseillers communaux le 21 mai 2010, les présidentielles le 28 juin, les législatives le 23 juillet, les sénatoriales le 28 juillet et enfin celles des conseillers des collines le 07 septembre 2010. Ce calendrier est jugé trop condensé pour les partis politiques qui doivent concourir aux élections. Toutefois, c’est suite aux querelles qui ont opposé des partis politiques pendant un temps suffisant que certains n’ont pas pu s’apercevoir de la nécessité de concentrer leurs efforts aux préparatifs électoraux.
La recrudescence de la violence au sein des partis politiques couplée des actes d’intimidations. Le CNDD-FDD, parti au pouvoir est accusé d’être à la tête de ce malaise au sein de la classe politique burundaise. La jeunesse Imbonerakure, du parti au pouvoir s’est érigée en donneur de leçon aux militants des autres partis.
Même l’administration est déjà à la solde du pouvoir ; elle interdit sans motif valable les activités des autres partis de l’opposition sur le territoire national, elle distribue les cartes d’identité nationale avec préférence aux militants du CNDD-FDD même mineurs. Les partis les plus touchés sont : UPD, FNL, MSD, CNDD, FRODEBU et UPRONA, selon le rapport de notre bureau de représentation sur terrain au Burundi.
Au regard de ces faits, la LDGL constate que les principes démocratiques sont mis à mal par le pouvoir au Burundi. Ce qui restreint les espaces politiques et les libertés fondamentales de citoyens reconnus par la Constitution burundaise et garantis par les différents instruments juridiques internationaux ratifiés par le Burundi. La LDGL salue en même temps, la levée de la suspension du FORSC (Forum des organisations de la société civile) ; suspension due aux dénonciations répétées par le Président du FORSC, d’actes de torture orchestrés par les autorités administratives sur la population civile.