KINSHASA Lundi 17 septembre 2007, l’avenue du Commerce était en effervescence. Ce sont les travailleurs oeuvrant dans les magasins des indopakistanais et autres libanais qui battaient le pavé pour protester contre l’arrestation arbitraire de deux de leurs représentants. Le mardi, ce sont plutôt les vendeurs, vendeuses et autres « shegués » (enfants de la rue) qui s’en sont pris aux forces de l’ordre (éléments de la Police).
Ceci après le décès d’une vendeuse des chaussures usagés à l’hôpital général de référence de Kinshasa après son internement une demie heure plus tôt.
Celle-ci qui vendait ses chaussures sur l’avenue du Commerce, quand une partie de sa marchandise a été confisquée par les éléments de la Police en patrouille. Faisant ainsi respecter les directives de l’hôtel de ville interdisant la vente sur la voix publique.
Devant ce qui était sûrement une fin annoncée pour son petit commerce, la bonne dame du nom de Christine Baya résidant sur l’avenue Luvua dans la commune de Kinshasa, a piqué une crise qui l’a conduit à la mort.
Pour les nombreux badauds et autres « shégués », la faute incombait aux éléments de la Police, empêcheurs de tourner en rond. Sur l’avenue du Commerce, c’était la panique qui paralysait des activités commerciales. Profitant de la situation de tension ainsi créée, les « shégués » se sont coalisés pour lancer des pierres sur les policiers.
C’est grâce à l’intervention du Groupe Mobile d’intervention (GMI) que le calme est revenu au centre ville et au marché central.
Sylvain Bugeme – LDGL / KINSHASA