Dans le cadre de son programme « Société
civile »,la LDGL a organisé , à Kigali,
le 23 décembre dernier, une journée de réflexion
sur le « rôle de la société civile
et des médias dans le processus de démocratisation
au Rwanda ». L’objectif de la journée était
de faciliter le dialogue entre acteurs de la société
civile et les décideurs issus des pouvoirs publics
sur les préoccupations majeures de la population.
A cet effet, deux exposés ont été
présentés, respectivement sur le rôle
de la société civile, puis, sur le rôle
des médias dans l’avancement dudit processus.
Pour le premier conférencier, François-Xavier
Gasimba, la société civile doit d’abord
se consolider avant de jouer pleinement son rôle de
contre-pouvoir en créant des conditions qui permettent
la mise en place des institutions fortes en lieu et place
des « hommes forts ». De son côté,
Eustache Rutabingwa, le second conférencier, a insisté
sur l’importance des médias libres qui doivent
jouer un rôle d’éducateur, de promoteur
et de défenseur des institutions démocratiques.
Au cours des discussions en plénière,
on retiendra l’idée que la société
civile ne vise pas la conquête du pouvoir. Concernant
les élections en vue au Rwanda, il a été
rappelé que le rôle des organisations de la société
civile, comme le Programme d’Observation des Elections
au Rwanda (POER), ne doit pas uniquement se limiter à
l’observation, mais plutôt à participer,
en plus, à la mise en place de la loi électorale,
à la sensibilisation / éducation sur ce processus,
ainsi qu’à utiliser les médias pour couvrir
les travaux et toutes les étapes d’observation
dans plus de bureaux de vote possible.
S’agissant des recommandations, il en
est ressorti que la société civile doit se défaire
de l’esprit d’attentisme et jouer un rôle
pro-actif à travers toutes les étapes de la
politique nationale. On notera qu’au cours du même
mois de décembre 2002, des journées similaires
de réflexion avaient été organisées
par la LDGL sur d’autres sujets, au Burundi, au Sud-Kivu
et au Nord-Kivu, en République Démocratique
du Congo. Une autre série de réflexion aura
lieu prochainement.
AMANI en perfectionnement
Révérien
Interayamahanga, journaliste à AMANI, a participé,
du 9 au 22 décembre dernier, à un séminaire
de formation sur la chronique judiciaire, organisé
par la Fondation Hirondelle, à Arusha, en République
Unie de Tanzanie.
Participaient
également à ce séminaire des journalistes
francophones, aussi bien de la presse écrite que parlée,
venus du Burundi, de la RDCongo et du Rwanda.
Animé
par des experts des médias et des juristes, cette formation
a porté notamment sur les caractéristiques de
la chronique judiciaire, le travail d’agence, le travail
journalistique au tribunal, les interviews judiciaires, les
investigations journalistiques des droits de l’homme,
le droit international humanitaire, le lexique judiciaire,
l’organisation et la compétence judiciaires ainsi
que sur la justice pénale internationale.
Par
ailleurs, les participants ont eu à passer quelques
jours au Tribunal Pénal International pour le Rwanda
(TPIR) basé à Arusha. A cette occasion, ils
ont pu s’entretenir avec plusieurs personnalités
de cette juridiction, dont le procureur général,
Mme Carla Del Ponte. Ces journalistes ont, en outre, assisté
au procès dit des médias, regroupant Ferdinand
Nahimana, Hassan Ngeze et Jean Bosco Barayagwiza.
R.I.