Amani, N° 41-42 janvier - février  2002
CLIN D'OEIL

R.D.Congo


" De l'enfer en enfer..."

 

 

Georges Bush

La reine Elisabeth II

Joseph Kabila

VOS DROITS


(Convention du 20 novembre 1959 sur les droits de l'enfant)

Article 5

Les Etats parties respectent la responsabilité, le droit et le devoir qu’ont les parents ou, le cas échéant, les membres de la famille élargie ou de la communauté, comme prévu par la coutume locale, les tuteurs ou autres personnes légalement responsables de l’enfant, de donner à celui-ci, d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités, l’orientation et les conseils appropriés à l’exercice des droits que lui reconnaît la présente Convention.

  Article 6
1.Les Etats parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie.

2.Les Etats parties assurent, dans toute la mesure du possible la survie et le développement de l’enfant.

  Article 7
1.L’enfant est enregistré aussitôt après sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux.

2.Les Etats parties veillent à mettre ces droits en œuvre conformément à leur législation nationale et aux obligations que leur imposent les instruments internationaux applicables en la matière, en particulier dans les cas où faute de cela l’enfant se trouverait apatride.

 LE POIDS DES MOTS


La plupart des régimes africains évoluent par une sorte de fatalité vers la tyrannie de clan, dont les étapes successives s’appellent : état d’exception, suppression des libertés fondamentales, parti unique, dictature présidentielle et finalement tyrannie d’un homme ou d’un groupe qui lutte pour sa survie politique et physique, contre un peuple de plus en plus mécontent.

  Jean Ziégler

Sociologue et écrivain suisse
(Tiré de « Sociologie de la nouvelle Afrique ») p. 13

L’occasion faisant le larron, Grand-Père en profite pour déposer sa plume et céder à cœur joie, circonstantiellement, sa rubrique à un texte anonyme plein d’humeur que d’humour.  Le texte est passé sur Internet et repris par « Jeune Afrique, l’intelligent » dans son édition n° 2186, sous le titre « Sourire ». En voici le contenu :

Joseph Kabila, George Bush et la reine d’Angleterre, Elisabeth II, se rencontrent en enfer. 

Toujours hanté par les menaces de Ben Laden, Bush demande au diable l’autorisation de passer un coup de fil aux Etats-Unis pour s’informer de l’état de son pays. Requête acceptée.  Le président américain parle durant deux minutes.  A la fin, le diable lui demande 3 millions de dollars. Bush paye sans discuter.

  La Reine se saisit, à son tour, du téléphone, craignant que le père de Dodi al-Fayed n’ait acheté tout son royaume.  Elle ne bavarde que cinq minutes.  Le diable lui tend une facture de 10 millions de dollars !

  C’est au tour de Kabila de prendre des nouvelles, d’autant qu’il vient d’apprendre le pillage en règle de la République Démocratique du Congo.  Il parle pendant six heures d’affilée.  Quand il raccroche, le diable lui annonce une note de seulement trois dollars.  Kabila n’en croit pas ses oreilles.  Il demande alors au diable pourquoi son appel en RCD coûte si peu.  Le diable lui répond laconiquement : « De l’enfer à l’enfer, c’est un appel local ».

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