La CENI rend public le calendrier électoral de 2015.

Bujumbura, le 21 juillet 2014-LDGL. Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Pierre-Claver NDAYICARIYE, a rendu public, vendredi le 18 juillet 2014, le calendrier électoral complet des élections générales de 2015 qui comprendront en tout cinq scrutins qui auront lieu entre les mois de mai et août, et dont certains se passeront le même jour telles les communales et les législatives.

Ci-après le calendrier détaillé de la CENI :

1. Le 26 mai 2015 : élection des députés et des Conseils communaux,

2. Le 26 juin 2015 : élection présidentielle pour le premier tour,

3. Le 27 juillet 2015 : élection présidentielle en cas de deuxième tour,

4. Le 17 juillet 2015 : élection des sénateurs,

5. Le 24 août 2015 : élection des conseils de collines et de quartiers.

Selon toujours le président de la CENI, les différentes dates tiennent compte de la fin des mandats des institutions qui avaient été élues en 2010 pour un mandat de cinq ans. Le président de la CENI a encore demandé au gouvernement de chercher à temps les moyens financiers et matériels pour mener à bien les élections de 2015. Les estimations de la CENI dépassent les 60 millions de dollars US qui sont nécessaires pour financer les différents scrutins au programme de 2015.

Comparution ce vendredi 04 juillet 2014 du président de l’APRODH

 

MBONOMPA P Claver entouré de ses avocats Bujumbura, le 05 juillet 2014-LDGL. Ce vendredi 04 juillet 2014 P. Claver MBONIMPA le président de l’APRODH a comparu devant le tribunal de grande instance de la mairie de Bujumbura. L’affaire n’a pourtant pas été étudiée quant au fond puisque les avocats de la défense ont demandé la libération provisoire de Pierre Claver MBONIMPA pour deux raisons. D’une part, selon la loi, la défense a estimé qu’une personne âgée de plus de 60 ans, poursuivie pour une infraction qui n’est pas grave, doit comparaître étant libre. D’autre part, comme lui-même l’a affirmé, l’accusé souffre de diabète depuis déjà 4 ans et ne peut pas continuer à vivre en prison sous le régime alimentaire des maisons de détention.

Le procureur de la République en Mairie de Bujumbura a pourtant estimé que l’infraction qui est reprochée à MBONIMPA est grave et à la défense de répliquer que cela n’est pas du tout vrai puisque même le ministère public a requis une peine d’emprisonnement de 5 ans pour dire que cette infraction n’est pas du tout grave.

De plus, le ministère public a estimé que l’avocat de MBONIMPA a affirmé sur les ondes qu’ils sont prêts aux débats, mais la défense a demandé au procureur de ne pas considérer les déclarations sur les ondes, mais celles faites devant le juge. Malgré l’opposition persistante du ministère public qui trouvait que cette question devrait avoir été étudiée par la chambre de conseil, la question a été prise en délibéré. Le siège a en effet demandé à la défense d’apporter les preuves de l’âge de MBONIMPA ainsi que celles de cette maladie de diabète dont il souffre avant la prise de décision qui est attendue mardi de la semaine prochaine.

Une foule venue soutenir le président de l’APRODH Après cette audience qui n’a duré que presque deux heures, MBONIMPA a été embarqué vers la prison de Mpimba sous les acclamations d’une foule nombreuse qui était venue le soutenir mais malheureusement qui n’a pas pu suivre l’audience au moyen des hauts parleurs puisque le tribunal en a catégoriquement refusé l’installation.

Alexandre NIYUNGEKO, Président de l’Union Burundaise des Journalistes (UBJ)La synergie des médias s’était penchée, ce jeudi 03 juillet 2014, sur l’arrestation et l’incarcération du président de l’APRODH accusé d’atteinte à la sûreté intérieur et extérieur de l’Etat. La synergie est revenue sur les causes de cette arrestation qui est en quelques sortes les révélations de ce défenseur des droits humains concernant les jeunes burundais qui seraient en train de faire des entraînements para militaires dans l’Est de la RD Congo dans le secteur de Kiriba Ondes. En effet, il avait affirmé qu’il a des preuves de ces entraînements, preuves constituées de photos de certains jeunes en tenues militaires et/ou policières avec des fusils alors qu’ils n’appartiennent à aucun de ces deux corps.

La synergie a également rappelé les origines de ces révélations qui se trouvent être le câble diplomatique que le BINUB a envoyé aux Nations Unies et qui a suscité une vague d’indignations ayant même conduit le président de l’APRODH à faire ses enquêtes à ce sujet. Elle a aussi rappelé que l’élément déclencheur doit être le discours du président de la République à Kirundo (nord du Burundi) où le Président NKURUNZIZA s’était attaqué violemment à ceux qu’il a qualifiés de diffuseurs de rumeurs portant atteinte à l’unité nationale.

Vital NSHIMIRIMANA, Délégué Général du FORSC Selon le Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC), cette attitude du gouvernement burundais d’emprisonner le président de l’APRODH ne vise rien d’autre que l’enterrement des révélations de Pierre Claver MBONIMPA. Selon Vital NSHIMIRIMANA, le délégué général de ce forum, le gouvernement veut que ces révélations ne soient pas connues de personne d’autre que celles qui y sont déjà impliquées. Vital NSHIMIRIMANA a estimé pourtant que comme cette affaire concerne tous les burundais et même la communauté internationale, personne ne peut se taire parce que si tel est le cas et si les informations rapportées sont réellement vraies, l’irréparable sera sans doute commis. Il a estimé par ailleurs que ceux qui sont conscients de cet état dangereux de cette situation allaient venir soutenir ce défenseur des droits de l’homme le vendredi devant le tribunal de grande instance de Bujumbura où Pierre Claver MBONIMPA allait comparaître afin de se rendre compte de la véracité de ses affirmations.

Selon le politologue Siméon BARUMWETE, le président de l’APRODH est une personnalité pas comme les autres. En effet, ce professeur d’université estime que la contribution de Pierre Claver MBONIMPA dans la construction de la démocratie au Burundi est sans appel. Il trouve que cette arrestation et cette incarcération ne sont pas profitables au peuple burundais mais plutôt collent une mauvaise image très négative au pays de Mwezi GISABO et à son gouvernement. Il trouve qu’en ce moment où le pays est entrain de s’engager dans le processus électoral, la liberté d’expression que les burundais avaient acquise depuis surtout les années 1993 devrait être sauvegardée par tous les moyens.